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Avoir un bébé quand on est un couple geek

Capture d’écran 2013-06-24 à 14.45.29Vous êtes un(e) geek(ette) qui a la chance d’avoir un(e) partenaire qui partage vos passions. Et naturellement, vous avez déjà réfléchi à la possibilité de vous multiplier en faisant des saloperies sous la couette. Voici donc un guide complet pour vous accompagner dans le cheminement de cette décision qui ne doit pas se prendre à la légère, puis quelques conseils si vous décidez de donner la vie (quelle idée !).

Tout d’abord, il convient de savoir si vous êtes dignes d’avoir un enfant. Pour cela, un petit test rapide :
– Vous regardez TF1 plus d’une fois par an.
– Vous avez déjà repris le « non mais allo, quoi » de Nabilla, pour l’utiliser dans un contexte réel.
– Vous avez déjà prononcé « LOL » à haute voix.
– Vous avez moins de 45 de QI.
– Vous trouvez que Zaz est une artiste avec du talent.

* Si vous avez répondu oui à au moins une de ces affirmations, oubliez tout de suite l’idée de faire un enfant, vous allez faire plus de mal à la planète que de bien. Arrêtez aussi de lire cet article, vous ne pourrez de toutes façons pas en cerner les subtilités et vous allez vous faire chier. Je vous recommande un DVD de Pierre Palmade, plutôt.

* Si vous n’avez répondu oui a aucune des affirmations ci-dessus, félicitations, vous êtes potentiellement apte à avoir un enfant et à contribuer à l’appauvrissement accéléré de nos ressources. Chouette, non ?

1. LA PHASE DE DÉCISION

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Avoir un enfant, ça ne se fait pas à la légère. Vous devez d’abord être certain de vouloir l’élever jusqu’à ses trente ans, âge auquel votre enfant quittera enfin le cocon familial, gorgé de nourriture grasse et d’ingratitude envers ses parents. Car un enfant, c’est pas un chien. On ne l’abandonne pas sur une aire d’autoroute quand on part en vacances. Par contre, il peut vous ramener une bière, s’il est bien dressé. D’autres différences existent, comme le fait qu’apparemment on ne fait pas manger un enfant à quatre pattes dans une gamelle dans la cuisine et qu’il n’est pas nécessaire de le sortir pour qu’il fasse ses besoins, mais c’est un autre sujet.

Une étude approfondie révèle trois types de comportement différents, concernant le désir d’enfanter. Il y a donc :

"Je veux une fille, parce que quand j'étais petite, j'avais pas de poupées." Josiane F.
« Je veux une fille, parce que quand j’étais petite, j’avais pas de poupées. »
Josiane F.

CAS 1 – Ceux qui veulent des enfants, parce que c’est vachement bien les enfants, et qu’on peut les habiller et jouer avec et leur faire des câlins et que « comme ça Papie et Mamie ils sont contents« . Ce sont les pires, mais aussi les plus nombreux. Ne riez pas, vous êtes entourés de gens comme-ça. Vous l’êtes peut-être vous-même.
CAS 2 – Ceux qui ont un enfant parce qu’ils sont persuadés d’être un modèle de morale, d’éducation et de perfection et qui se doivent de communiquer ça à leur enfant, qui pourrait -sait-on jamais- sauver le monde. On appelle ça le complexe Jor-El.
CAS 3 – Ceux qui ne veulent pas d’enfants, parce que, au choix : Ils n’ont pas le temps, considèrent qu’on est déjà trop nombreux, pensent qu’il est égoïste d’ajouter une bouche à nourrir sur terre dans le contexte actuel ou n’ont, tout simplement, pas envie. A noter que cette dernière raison est la plus difficile à comprendre pour -ce qui semble être- le commun des mortels.

Inutile de vous préciser qu’il est préférable que vous soyez sur la même longueur d’ondes que votre partenaire, pour cette décision. Fait amusant, les deux premiers cas peuvent avoir un enfant ensemble, sans réels problèmes de compatibilité, ce qui est bien plus difficile avec la troisième catégorie. D’ailleurs, les statistiques sont formelles : Près de 0% des couples entrant dans le CAS 3 font des enfants. Surprenant, non ?

Si vous faites partie de la troisième catégorie, vos prises de décisions s’arrêtent ici. Mais vous pouvez quand même continuer la lecture, ça ne peut pas vous faire de mal.
Pour les gens des deux premiers cas, c’est maintenant que vous devez décider si votre enfant sera vraiment le votre, ou s’il sera le fruit d’un couple de serial killers/drogués/père et sa fille/ado inconsciente ou tout autre cas de figure rocambolesque que nous vantent  généralement les media. Tout comme dans les livres dont vous êtes le héros (ne faites pas l’innocent, tout bon geek en a dans sa bibliothèque), vous avez désormais un choix. Si vous voulez que votre enfant partage vos gènes, allez à la phase 2A. Si vous voulez donner une chance à un orphelin malheureux d’être aimé ou que vous voulez vous la péter auprès de vos amis parce que vous avez adopté un petit enfant du tiers-monde, rendez-vous à la phase 2B.

A noter qu’il existe une phase 2C, intitulée « LA PHASE D’ENLÈVEMENT« , mais je vous la déconseille vivement, à moins que vous faire sodomiser quotidiennement dans des douches en prison soit un de vos projets d’avenir.

2A. LA PHASE DE CONCEPTION

« Oh Jean-Jean, enfante-moi ! Mêlons-nos ADN et créons la vie ! »
« Grumpf. »

Bon, pour cette phase-là, ne me demandez pas, c’est sale, je ne veux rien savoir. Vous avez des parents, non ? Ben vous leur demandez à eux.
Hop, on passe à la suite.

2B. LA PHASE D’ADOPTION

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Pour faire comme Angelina Jolie, vous pouvez, non pas vous faire retirer les seins, mais aller faire les beaux dans un pays du tiers-monde, en apportant un paquet de riz et deux bouteilles de Capri-Sun et en repartant avec un petit enfant sous le bras. il parait même que dans certains pays d’Asie, il n’est même pas nécessaire d’apporter quoi que ce soit. Vous demandez et on vous donne un enfant. C’est fou.
Si vous souhaitez adopter en France, ce qui est tout aussi noble, je vous souhaite bon courage. Préparez aussi les éléments suivants, qui vous seront demandés par les organismes fournisseurs d’orphelins français :
– 12 pièces d’identité
– 25 justificatifs de domicile
– Vos 30 derniers avis d’imposition
– Un prélèvement sanguin
– Vos 72 derniers bulletins de salaire
– Une lettre de chacun de vos voisins attestant  que vous êtes gentil
– Un coton-tige avec votre ADN dessus
– Une boite en plastique avec vos selles du matin
– Une photo de vous bébé
– Une valise pleine de pognon (pour quand vous aurez compris que tout le reste ne sert à rien)

Armez-vous aussi de patience, parce qu’en France, on n’aime pas trop laisser les gens adopter des orphelins. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en ai aucune idée et ça fait partie des choses que je trouve aberrantes.

3. LA PHASE PRÉNATALE
(Fonctionne aussi comme phase d’attente que l’enfant fraîchement adopté soit livré à votre domicile)

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C’est le moment où votre nana est devenue plus détestable que d’habitude, à cause de la grossesse (ou du stress si vous avez décidé d’adopter et que vous attendez une réponse). Ou, si tu es une lectrice, c’est le moment où bien-sûr tu es toujours aussi adorable. Non, en fait c’est pas vrai. T’es relou. Oui, encore plus que d’habitude. Ne chiale pas, ça ne changera rien et en plus t’es moche quand tu chiales.

Donc, cette phase prénatale est celle où vous devez choisir le nom de ce que madame va pondre (ou de l’enfant qui va bientôt arriver chez vous). Puisque vous êtes un couple geek, il est évident que vous ne voulez pas d’un prénom classe et raffiné comme Jean-Jacques ou Simone. Non, il vous faut lui donner un nom à la hauteur de votre Geekisme. Et c’est là que je vous mets en garde. Appeller son gamin Grandzord Hyperion ou Maximus Leo ça a peut-être la classe quand on y pense comme ça, mais c’est pas ce qu’il y a de plus facile à porter. Optez donc plutôt pour un truc un peu plus passe-partout. Un truc genre Amy ou River pour une fille, ou Rory pour un garçon par exemple, ne trahira votre fanboysime envers Doctor Who qu’à d’autres fans. Et votre enfant pourra grandir à peu près normalement… Si l’on fait abstraction du fait qu’il va vous avoir pour parents.
Personnellement, si jamais un jour j’ai un fils, il s’appellera « Optimus Pipou« . Et « She-Ra Jem » si c’est une fille. Déjà parce que je fais c’que j’veux, mais aussi parce que si les People donnent tous des noms composés de merde à leur gamins, je ne vois pas pourquoi je ne pourrai pas faire pareil.

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Il va sans dire que je vous déconseille vivement de reprendre mon idée si vous avez envie que vos enfants vous aiment. Moi je m’en fous, j’achèterai leur amour avec des jouets.

Si vous avez décidé que le sexe de l’enfant sera une surprise, il va vous falloir réfléchir à deux noms différents, ce qui double les risques d’engueulade avec votre partenaire et est donc une très mauvaise idée. Même si quoi qu’il arrive, garçon ou fille, on sait tous très bien que vous allez peindre sa chambre sur le thème de Super Mario Bros. Ne mentez pas. On le sait. Et en même temps, ça reste une façon très simple de ne pas avoir à tout refaire à la dernière minute parce que la petite Tartiflette s’avère en fait avoir un pénis. Et puis faire dormir un bébé dans une pièce qui pue la peinture fraîche, c’est pas très sympa.

4. LA PHASE POSTNATALE

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Il s’agit là de la phase la plus difficile, car c’est généralement là qu’on regrette le plus de ne pas avoir acheté des capotes ce jour-là, plutôt que le dernier Pokemon sur 3DS. Cette phase postnatale dure environ un an. 365 jours pendant lesquels votre enfant va pleurer jour et nuit, réclamer une attention de chaque instant, sans quoi il ne risquera pas l’ennui, mais bel et bien une mort certaine et définitive. Et un bébé n’a qu’un seul crédit. Pas de Continue. Vous allez donc complètement oublier l’idée de pouvoir finir un jeu (voir même le commencer, si vous avez la chance d’avoir un enfant particulièrement relou), de visionner un film en entier ou d’aller faire le con avec vos potes le week-end. Tout ça c’est fini, maintenant vous avez un enfant. Si vous parvenez à survivre à cette première année sans lui apprendre à voler ni le nourrir à base de mort-aux-rats, vous allez pouvoir commencer à lui inculquer certaines de vos valeurs. J’ai bien dit VOS valeurs. Pas celles de Doctor Who ou Dragon Ball Z.

Comme quoi c’est pas si difficile d’élever un enfant. N’importe que crétin peut y arriver. La preuve, vous y êtes parvenu.

5. YOU WIN!

Félicitations, si vous en êtes arrivés là, vous venez de débloquer le RPG le plus réaliste qui soit. Un jeu d’aventure en temps réel, sans déconnexion possible et dans lequel vous dirigez plus ou moins un personnage en lui donnant quelques indications. Élever un enfant, c’est comme jouer à un Point-&-Click. On le pointe dans une direction et on espère que ça mènera a quelque chose qui le fera avancer. Et tout comme les jeux-vidéo modernes, un enfant vous demandera régulièrement de l’argent pour débloquer plus de contenu. Le marché de l’occasion est cependant beaucoup moins développé dans le domaine de l’enfant que dans celui du jeu vidéo…

BONUS STAGE

J’attire l’attention de celles et ceux qui décideront d’avoir un enfant, au sujet d’un fléau qui pollue Internet, et plus particulièrement Facebook : Le transfert d’identité. C’est en effet un piège dans lequel les geeks (et surtout les geekettes) peuvent très facilement tomber et qui consiste à s’effacer partiellement ou même totalement derrière son enfant. Non seulement vous allez saouler la plupart de vos amis, mais en plus vous contribuez à ce que n’importe qui puisse faire n’importe quoi avec les photos de votre enfant. Et complice d’un mec qui se tripote sur une photo du petit Piotr Nikolaïevitch, c’est pas terrible. Voici donc un chapitre bonus, qui vous avertit des pièges du transfert d’identité tout en vous disant comment y remédier (parce que je suis sympa).

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* Vous venez d’avoir un enfant et vous voulez partager votre joie avec tout votre entourage. C’est compréhensible, mais c’est chiant. Surtout pour nous, l’entourage.
–> Ce que vous faites (mal)
Vous avez changé votre photo de profil Facebook par celle de votre enfant et obligez donc tous vos contacts à le voir constamment.
–> Ce que vous devriez faire (bien)
Vous pourriez simplement créer un joli album photo (vous savez, un vrai, en carton, avec de vraies photos) et l’envoyer à votre famille et vos amis les plus proches (vous savez, ceux qui en ont quelque chose à foutre que vous ayez un enfant). Et laisser ainsi les autres hors de ça.
–> Ce que vous faites (mal)
Vous demandez à tout le monde leur avis sur votre bébé « il est pas trop beau, franchement, mon bébé ? » Non. Il n’est pas « trop beau ». Il est moche, comme 99% des bébés. C’est pas de votre faute, tous les bébés (quasiment) sont moches. Ça ne veut pas dire qu’ils ne seront pas beaux plus tard.
–> Ce que vous devriez faire (bien)
Arrêtez de chercher la reconnaissance des autres. C’est votre enfant. Même si c’était un cyclope, il serait beau pour vous. C’est largement suffisant. En plus, 9 personnes sur 10 qui vous disent qu’il est trop beau sont des hypocrites. L’autre est juste myope.

jeanpiot

Voila, nous sommes arrivés au terme de ce dossier et j’espère que je vous aurai aidé à prendre votre décision. Souvenez-vous qu’il est plus facile de ne pas avoir d’enfant tout de suite que d’en faire un à la hâte et de le regretter ensuite. Les retours sur ce genre d’article ne sont pas acceptés.

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